vendredi 20 mars 2020

La télé est restée allumée...

D'ailleurs, les télés de nos jours ne restent plus allumées. Généralement au bout de trois heures elles vous signalent avec plus ou moins de persévérance qu'elles vont s'éteindre.
Je l'ai regardée, je la regarde et je la regarderai.

Mais d'abord je pense à dire merci aux soignants, aux caissières de supermarchés, aux pharmaciens, aux livreurs, aux aides ménagères, aux enfants, aux routiers, à ceux et celles qui restent dans les écoles, aux chauffeurs de bus, aux facteurs, aux usines textiles des Hauts de France qui s'essayent à fabriquer des masques, aux policiers.. à tous ceux qui nous sont, nous seront nécessaires pour qu'on puisse avoir moins peur, et donc aux journalistes. Oui, c'est dit. C'est l'heure du consensus ? Il ne faudrait pas exagérer.

J'ai commencé un texte, il y a plusieurs jours où je me demandais si j'avais peur ? Et oui, bien sûr. Et je ne me suis pas de tout temps conformée aux règles. Alors je crains pour ma vie et pour celle de tous mes proches, ma famille, et le monde sans forfanterie. Je sais que la plupart vont s'en sortir mais dans quel état ? Les dessous de la mondialisation, pas très joli c'est sûr. Celle que beaucoup voulait nous faire gober et je n'irai pas plus loin dans ce sens.

J'ai eu peur que les chaînes d'infos ne deviennent, ne me deviennent anxiogènes. Mais j'ai besoin d'information, j'ai besoin de comprendre. Pas pour me faire des sensations, mais parce que l'inquiétude chez moi me pousse à chercher le pourquoi du comment. Et ça a commencé par mes questions idiotes. Pourquoi les Chinois annulent-ils le Nouvel An Chinois ? Qu'est-ce que c'est que ces rues militairement vides ? Pourquoi y a-t-il autant de morts en Italie ? Qu'est-ce qui se passe dans le Grand Est où je suis - et je peux dire qu'internet n'est pas très brillant question moteurs de recherches sur le sujet ? Qu'est-ce qui se passe dans l'Oise ?
Je ne regarde pas toutes les chaînes d'infos, j'ai gardé quelques habitudes.
Attention, je n'ai pas le regard rivé sur la télévision et c'est ça que les gens qui ne laissent pas la télé allumée ne comprennent pas. Pour moi, ça fait quelque chose de vivant et pas seulement parce que je suis seule, mais aussi. C'est une sorte de foyer, quelque chose d'animé pas dérangeant.
J'étais chez des amis, mais qui laissaient aussi la télé allumée sans le son, que j'ai vu le deuxième avion entrer dans le gratte ciel le 11 septembre 2001.
C'est si important de voir ? Sans doute pas. Mais de savoir pour moi c'est indispensable à ma survie. Et la radio ne me suffit pas. Cela m'intéresse de voir mes interlocuteurs. Et là même les médecins très en colère sont rassurants. Et c'est difficile d'écrire pendant qu'eux et tout le corps médical travaillent pour de bon comme me le rappelait toujours moqueuse une amie infirmière. Et elle avait raison. C'est une question simple de vie ou de mort. Alors après ça... Que du respect.

Je trouve que beaucoup de journalistes font bien leur boulot. Les médecins, les épidémiologistes, les responsables des services de réanimation, les chercheurs ont le temps de parler et sont clairs et précis. Je serai beaucoup plus inquiète si je n'avais emmagasiné toutes ces informations sur le coronavirus et si je n'en apprenais chaque jour. Ca m'est essentiel.
Je ne parlerai pas du gouvernement aujourd'hui.

Sinon je ne regarde pas de films sur des épidémies genre fin du monde.
Je commence à peine une mini-série sur Netflix Self Made, l'histoire de la première femme noire qui est devenu millionnaire et ça commence très bien. Et je me réjouis parce que va commencer à partir de lundi une série sur Freud, saison 1..
A 20h je vais jouer un tout petit morceau de Bach pour dire merci !

mercredi 19 février 2020

Il y a quelque chose de pourri...

Au cas où cela aurait échappé au lecteur, je vis une tourd'ivoirisation extrême. La solitude avec un grand S mais sans fiche puisque je n'appartiens à aucun groupe. La bipolarité est-elle autre chose qu'un masque ? Et derrière ? Un autre masque ?
Au cœur de cette solitude qui ne m'a pas quittée depuis la mort de ma mère advenue avant l'élection d'Emmanuel Macron. Dommage, elle avait un instinct si sûr en ce qui concerne les qualités politiques d'un individu. Elle aurait dit la vérité sur cet homme et son troupeau en une phrase définitive.
En ce moment, enfin cela fait une semaine que les chaînes d'info parlent de cette "affaire Griveaux" si lamentable. J'ai détesté sa morgue d'emblée, en fait à l'image de la plupart des En Marche avec leurs certitudes de marbre. Quand je l'ai vu si défait lors de l'annonce de sa décision d'abandonner la candidature à la maire de Paris, prenant les choses en route je me disais que quelque chose de grave s'était produit dans sa famille puisqu'il en parlait. Le décès de quelqu'un, il était si rétréci soudainement, un visage chiffonné et perdu. C'était en fait mieux que l'humiliation dont j'aurais rêvé dans mes moments de rage contre ce mouvement et cet homme là en particulier, lui que la morgue ne quittait jamais. La réalité a encore une fois dépassé la fiction. Bête et méchant...
Michel Polnareff

Je l'ai déjà dit, mais jamais je n'aurais pu penser que ma rage et la grande violence qui en découlait serait si bien partagée. Si j'avais rencontré en 2018 des gens aussi barrés que Piotr Pavelski et son ami avocat  qui ne le représente pas, j'aurais pu peut-être aller loin. La colère partagée est terrible et on en voit diverses formes depuis deux ans.
Ariane Mnouchkine, grande femme de théâtre a dit de Pavelski : "Piotr Pavlenski n'est pas plus un délinquant dangereux que Salvador Dali, André Breton, Robert Desnos, Mac Ernst, Luis Bunuel."
Ainsi le début des gilets jaunes a correspondu à une déflagration dans mon cerveau. Une explosion d'imaginaire traversé de réels qui s'est conclue par une hospitalisation. Miroir déformant de la réalité à laquelle je me heurtais. Je n'étais pas seule à honnir et des abris bus étaient démolis.
Ai-je rendu les armes ? Baissé ma garde ? Non, mais je ne veux plus souffrir d'une telle colère qui n'a blessée que moi finalement, et dans laquelle j'ai fini par me retrouver enfermée. Je la trouve effectivement mauvaise conseillère. J'aime ce qui est réglo, les combats à la loyal. Et cette mise à nu du petit Benjamin n'est que pitoyable. Un de ses projets pour Paris : remplacer comme il l'avait imaginé, MA gare de l'Est, et toute l'Histoire dont elle est faite, par un CenterParc. C'est tout bonnement ridicule, désolant.
LaREM passe d'une affaire à l'autre sans discontinuer. C'est le gouvernement et le groupe parlementaire le plus violent que j'ai connu depuis presque la naissance de la Ve République. J'ai détesté Hollande mais il me faisait tout de même rire parfois, même si c'était nerveusement, et au regard de ce que l'on vit à présent on peut dire que tout n'était pas à jeter. Ce mépris qui caractérise les En Marche n'existait pas dans les gouvernements précédents même quand la droite était au pouvoir.

J'ai regardé l'excellent série politique de Canal Baron Noir. Magnifique série avec une pléiade de très grands acteurs et désigne notre époque d'une manière très intéressante. Elle montre que les choses peuvent basculer, déraper pour des riens et les tendances s'inverser brutalement. Kad Merad qui joue (très bien) le Baron Noir est un stratège hors pair et les alliances finissent par ressembler à une partie de billard américain. Mais cette saison donne de l'espoir, même si bien sur certains des protagonistes restent sur le carreau. C'est moins glauque que House of Cards. Les Américains en rajoutent toujours un peu.
Le baron noir dit à la jeune présidente qu'elle est détestée, haïe. Elle ne le crois pas et va au contact de gens. Un homme avec qui elle a une altercation finit par la gifler. C'est fort et transgressif et possible face à une femme. Qui oserait gifler Emmanuel Macron qui a pourtant une tête à claque ? Un vieux réfractaire encore vert ?
François Morel joue une sorte de Mélenchon passionnant aussi. 

Je trouve qu'il est dangereux de susciter une telle colère et presque de l'entretenir comme le fait ce gouvernement. On ne joue pas avec le feu. La roue tourne, on peut le dire. Benjamin Griveaux l'a douloureusement compris peut-être.
Je crois que c'est l'argent qui est en jeu aussi. Et là cela nécessiterait un grand développement dont je ne suis pas capable là maintenant. Mais c'est Freud, le soi-disant dépassé, mais qui a traversé la gare de l'Est ça c'est certain, et a lié le sexe et l'argent. On se moque encore aujourd'hui, mais pour moi c'est une bonne piste et je la sais intéressante. Le pouvoir les fait tourner de l'œil en se donnant des airs de ne pas y toucher. Comme ils l'aiment. L'hubris a dit Gérard Collomb qui lui aussi a jeté l'éponge quoi qu'il en dise.

J'ai envie d'aller voter aux municipales (mais arriverais-je à me déplacer jusqu'au bureau de vote..) moi qui était décidée à m'abstenir comme aux européennes même si l'enjeu n'a rien à voir, parce qu'à Metz la Gauche - si ça vous dit encore quelque chose - et les Ecologistes ont fait une liste commune qui porte le juste nom d'Unis et j'aimerai qu'il en soit de même aux prochaines présidentielles. On va voir si l'union se fera à Metz. Un baromètre comme un autre.

https://www.youtube.com/watch?v=NR4txRx7ZRI

jeudi 16 janvier 2020

En 2020, il n'y a que la vérité qui blesse

Je ne les supporte plus ! TOUTE la Macronnie, jamais loin de la baronnie et j'en vois défiler sur LCI dont je fais la pub, mais je supporte moins les autres chaînes d'infos. Je n'écoute plus France Inter-La snob depuis la grève et je regarde la matinale de Jean-Jacques Bourdin… et pourquoi pas. La matinale de LCI est insupportable (sa présentatrice) et BFM je ne m'y fais pas, sinon parfois pour certains faits-divers. C'est une question de groove et LCI c'est des débats non-stop et j'aime ça, bien malgré moi. Et pourtant la plupart des experts y sont odieux comme ailleurs à de rares exceptions près. La Gauche y est décidément mise à mal, mais c'est quasiment partout pareil. 
J'ai de la constance, le matin au moins, si je n'ai rien à écrire.
De mon entourage minimaliste, je suis la seule à m'intéresser encore à la politique, même si à maintes reprises je tente de la fuir et de diverses manières. Mais cette époque est trop importante, même si pour mon cas personnel, je suis sur une île dont je suis la seule habitante. Aujourd'hui je suis allée chasser et pécher, enfin acheter du frichti, de la mangeaille pour survivre. Et ce verbe est juste. La survie en milieu hostile. Je m'en sors à peu près et comme dit l'autre : "A chaque jour suffit sa peine".
J'aimerai pourtant vraiment avoir de vrais interlocuteurs en matière de politique, même pas du même avis, peu importe pourvu que le monde compte. La grand monde. La télé c'est ma vie par procuration, pas moins.
J'ai peur et j'espère, les deux noués constamment. Et ça c'est vraiment nouveau. Le pire étant les jours où je n'espère en rien et où je ne suis rien. Je ne suis alors plus que peur.

Je dois avouer, j'ai vu sur Netflix la série Spinning Out qui se passe dans le monde du patinage artistique (qui a priori ne m'intéresse pas vraiment, les horribles costumes qu'ils portent, je ne comprends pas puisque ça se passe de nos jours). Ce qui m'a intéressé c'est le fait que la mère et la fille soient bipolaires. D'abord je ne savais pas que ça pouvait se transmettre aussi directement. Et pourtant les psychiatres demandent si il y a d'autres bipolaires dans la famille. 
Mon univers et ma folie, puisqu'il est dit qu'"on a la culture de sa folie", n'ont rien à voir avec les rêves de podiums de patineurs. Et pourtant des rêves de podium j'en ai fait. Et je vois cette jeune fille qui arrête ses médicaments et n'a plus peur de se lancer sur la glace et de faire des figures improbables et difficiles qu'elle réussit parfaitement. Mais déborde dans tout le reste de sa vie et fait du mal à ceux qui l'aiment le plus. J'en suis sortie mal. La métaphore est bien jouée. Elle est hantée par sa fracture du crâne, car elle est tombée et les images et la peur lui viennent. Tête fragile et les risques qu'on lui fait prendre.
Quand je suis dans la manie je ne sais pas si j'écris bien, mais je le crois, je dessine bien, je joue du piano avec beaucoup de sensibilité. De cela il m'en reste des traces. Mais dépressive, je n'ai plus qu'à me gaver de séries, mon dernier abri.
Je ne sais pas qui peut gagner dans ce duel.
Il n'y a que la vérité qui blesse.
A partir de la première bouffée délirante, le monde est brisé à jamais. J'ai essayé de réparer, d'y croire que c'était réparable. Juste un mauvais rêve. A partir de la première bouffée délirante, j'ai toujours cru que je n'étais pas folle. Et je me trompais. Le complot qui sous-tendait certains de mes actes ou de mes propos, j'y ai cru jusqu'à l'année dernière.
L'année dernière étant la pire année de ma vie. Mais maintenant je me dis que je ne suis peut-être pas au bout de mes peines. Et que dire de toutes mes peines...

Mon île n'est pas si mal située, dans ce quartier de mon enfance d'une ville que je ne connais plus. Paris me manque, mais je suis heureuse d'avoir un toit en cette étrange époque et peut-être que la province va mieux à ce que je crois avoir à découvrir d'elle et de moi. A Paris la distance avec une certaine réalité est plus mince. Il n'y à qu'à voir les grèves et comment elles altèrent la vie des Franciliens qui assurent.
Un gouvernement aussi sourd qu'aveugle, c'est du jamais vu. Ils vont tout passer par ordonnances ? Le plus moche des président de la 5e République qui trouve que la rue est violente ??! Mais quelle violence que leur 15 jours de vacances et maintenant cette rentrée au pas de charge. Quelle violence que leur assurance, leur arrogance à tout ces députés et ministres que je vois défiler sur la télé. Du jamais vu pour moi. Une violence qui nous atteints tous. 
Magnifique et violente image des avocats qui jettent leurs robes au pied de Belloubet. Alors les blouses, les manuels, les chœurs de Radio France, les gilets de ceux de la police scientifique plus loin les petits rats de l'Opéra. Il se passe quelque chose de spécial en France et pas seulement violent. Inventif et viral, comme l'époque. Dangereux. Et qui est responsable ?
Vercingétorix et César, siège d'Alésia

C'est magistral comme Vercingétorix qui jette ses armes sur les pieds de César, dans la BD. Et vlan!! Dans ta face Macron !!!

mercredi 1 janvier 2020

2020 et quoi!!

Macron dans son blazer bleu a fait frémir la France entière le 31 décembre. Ses vœux, un strabisme à l'œil gauche attaché au prompteur. Compassé vide creux avec des trémolos dans sa voix de théâtreux. Il n'embellit pas du tout et finit toujours par le casser le moral. Oui il a donné la preuve qu'il était d'un autre monde, debout devant la porte fenêtre avec un jet d'eau dans le jardin pour rappeler que tout passe tout lasse. Un jour quelqu'un l'aura remplacé. Moins jeune ou plus beau. Plus intelligent. On a glosé sur ça. Macron a d'abord voulu être écrivain et n'est pas venu à bout d'un projet de livre qu'il prétendait extraordinaire. Jamais sorti et qui l'aurait lu?? S'il a réussi c'est oui qu'il n'était pas bête, pas aussi intelligent que s'il avait connu le malheur et c'est peut-être ça qui lui a fait manquer Normale Sup. La fêlure. La transgression est parfois un chemin si bien balisé, enfin pour lui ce fut le cas, qu'elle semble avoir tout traversé, sans rien casser, traversé le magasin de porcelaine, et c'est ce que font les Macron, Monsieur et Madame. Le sagittaire à tant d'entregent. Il a du bagout, mais sans interlocuteur comme pour ces voeux - et il a l'air de ne s'adresser à personne - il est plat, on dirait même qu'il est creux, sans cette épaisseur dont on l'affuble avec ce veston mal coupé. Comme un jeune garçon qui serait venu parler à la place de son père et ne lui arrive pas encore à la cheville. Et debout… Il est un petit garçon qui restera comme conservé dans le formol. Les corps parlent. En 2022 Brigitte Macron aura 69 ans. Je veux comprendre les yeux de l'amour, l'histoire de cette transgression. C'est l'intrigue principale et qui dit tant de chacun, mais pas encore dans les livres qui ont déjà été publiés. Se pencher sérieusement sur ce photo-roman et qui finit comment ? Le Rouge et le Noir c'est leur histoire et sur toutes les photos du président dans toutes les mairies. Pas le meilleur Stendhal, avec un héros antipathique.
Et s'il s'agissait d'un mariage de raison. Les hommes plus âgés s'agacent ou s'amusent d'être pris pour le père de leur nouvelle jeune compagne et dans la relation intime qu'ils ont, qu'on ne me dise pas qu'ils sont à égalité, c'est rare, et il en faut du bagage pour que la relation père-fille n'y tienne pas sa place. Alors au masculin cela ne change rien à l'affaire je crois. Faut pas rêver!!! Et ils ne nous font pas rêver, tout ces LaREM si propres sur eux, que je reconnais sur les plateaux télé avant même qu'on les désigne. C'est jamais le petit peuple. Chic, tout le monde l'est. Ils sont interchangeables et sans grand intérêt puisqu'ils disent tous la même chose de ce qu'on leur a dit de dire. Cyborgs.
Epouser une femme qui a l'âge de sa mère, est un tabou. C'est sûrement pour cela que chacun se gargarise du mot transgression et n'est pas si simple qu'un mot simplement POP. Il y a de l'interdit et pourquoi? Peut-être parce que l'histoire peut finir mal.
La transgression est peut-être pour les gens libres, épargnés par certaines contingences. La transgression et le pouvoir font-ils si bon ménage? Cela entraîne des transgressions de la part de gens comme Bolsonaro et d'autres. Repousser les limites, mais limité soi-même par un train de vie, messieurs mesdames, un très beau piège. Car ils sont tous des toxicos du luxe.

J'ai une petite histoire. La ville de Kaiserslautern a reçu des bombardements en 1945 sur le centre et ma mère y était. Elle a calmé les hystériques et enfoncé les murs pour aller d'une cave à l'autre. Sa patronne, une nazie convaincue a obligé son mari à retourner dans la maison en ruine chercher ses bijoux. Il y est mort.

Quand je vois les séries sur Netflix et ailleurs, elles sont toutes très pessimistes et faites par des gens bien plus jeunes que moi. Leur monde est plus sombre et m'inquiète profondément, mais je m'y coltine, je ne veux pas perdre le lien, la petite ficelle avec le monde.
Bonne année!!
Bonne année!!!!

mardi 31 décembre 2019

A QUOI CA RIME ?

Musique triste. Et une année de gâchée...
A vos programmes TV. Pas un grand film. Je me suis déjà dit que j'allais me faire une soirée Netflix et je ne suis déjà reliée à rien que la fictive soirée télé à Nouvel An me chagrine.
De ma vie je ne me suis jamais sentie aussi seule..

vendredi 27 décembre 2019

Dépression sur le jardin, l'année 2019

Jamais gouvernement ne m'a autant attristé. C'est vaste, c'est complexe et aussi comme le nez au milieu de la figure. Je n'aimais pas Macron ni en conseiller ni en ministre de François Hollande. Mais ce dernier me faisait rire même nerveusement. Mais pas là. Aucun ne me fait rire et je pense que la dépression réelle qui m'habite et m'appartient, est aussi traversée par l'époque, cette époque, comme à chaque fois. Pour moi c'est comme s'il n'y avait pas d'horizon. La Gauche bizarrement n'est faite que d'égos et ça ne donnera rien tant que cela sera ainsi. Morcelée elle n'a aucun sens et personne ne représente personne d'autre que lui-même. Et je parle de Gauche pas de simili Sociale-Démocratie que j'exècre. La Droite ne m'intéresse même pas. Alors sans être Cassandre je vois bien le profil du 2e tour des présidentielles de 2022. Macron gagnant de peu contre Marine Le Pen. Et un taux d'abstention record. Au mieux. Je ne voterai pas pour lui. Pas deux fois et me manger les mains pendant 5 ans. Cela n'a aucun sens. Et je n'imaginais pas une telle politique que celle qui nous est servie. Je déteste tout de l'univers macroniste. Leur morgue toujours. Comme si les gilets jaunes avaient vraiment disparu. La grève traditionnelle ils la traversent avec indifférence, montent au filet et marquent toujours. Elle va passer cette loi sur la retraite qui concerne tout le monde. A qui cèderont-ils? Edouard Philippe le mystérieux premier ministre qui avance au pas de charge, défiguré par des marques sur sa barbe, comme l'indice de trop, le signe et de quoi ? Quelle peur ou quelle erreur? Quelle image ?

La majorité des Français ne veut pas de Marine Le Pen. C'est sûr. Mais, la majorité des Français ne veut pas d'Emmanuel Macron. Et pourquoi c'est aussi absurde? Macron a-t-il définitivement ou non perdu les voix de Gauche? Et qu'est-ce que ça veut dire ? On ne peut pas loucher sur l'électorat de Fillon et vouloir embrasser la Gauche à la toute fin.
Se taper le même cirque pendant cinq ans encore. Rien d'enthousiasmant. J'ai entendu que ces mêmes macronistes ont retiré des critères de pénibilité importants, graves. C'est ce que la CFDT croit pouvoir aussi négocier. Roulé dans la farine, c'est tout.
Beaucoup de gens ont le sentiment d'être pris pour des imbéciles, globalement. C'est ce qui me reste en cet instant de 2019. Du cinéma, de l'illusion, pour que ce soit toujours les mêmes qui empochent. Et c'est le sentiment d'être dupé qui engendre la colère, l'enflamme.

mardi 24 décembre 2019

Joyeux Noël !

Ne pas écrire pour moi est un supplice, pas moins. Cela équivaut à ne pas penser autre horreur. Méditation forcée et abhorée où je me cogne à des murs de silences. Et puis rien.
La télé console, simplement. Elle anime le minimum qui reste en soi. Elle aide à moins souffrir, et pas moi seule. Dans des maisons, des hôpitaux, des EPHAD, des tas de gens sont aussi seuls que moi et regardent, ou pas s'ils souffrent trop, en mode BFM en fond sonore où les journalistes, et de n'importe quelle chaîne d'info d'ailleurs, expliquent tout les malheurs du monde en trinquant et mangeant des petits fours. Pourquoi pas… C'est ce que chacun qui a un toit et quelques euros va faire ce soir. Au chaud des grèves certains seront moins malheureux et moins seuls comme l'expliquaient certains gilets jaunes qui redécouvraient la fraternité pour de vrai. L'année dernière. Ces chaînes d'information surfent beaucoup sur le désespoir ou la colère. En ce temps de grève ils ont du mal à trouver des Français qui maudiraient sincèrement les grévistes. Des Parisiens qui en auraient marre de traverser la plus belle ville du monde à pied - et c'est jouable, chaque monument croisé devenant un indice, un panneau. La tour Eiffel, tourner à gauche. 
Pendant que Macron, enfin notre Président laisse tomber une belle retraite de plus de 6000 euros. Il en a les moyens de refuser son régime spécial. Il gardera quand même les points pour plus tard. Il a 

fait une sortie sur 200 euros de cadeaux qui étaient comme la preuve que la France n'allait pas si mal. 200 euros… de la petite monnaie pour lui qui n'a pas souffert ou n'en porte pas de traces. Il restera bankable, lui. Par contre la barbe d'Edouard Philippe a l'air de subir l'une des dix plaies d'Egypte et pourquoi ? C'est ses nerrrrfs ! Cela n'a pas tourné en boucle l'histoire des 200 euros, doublée par d'autres nouvelles ou parce que les "journalistes" ne savaient pas quoi faire de cette nouvelle saillie et puisque dans le fond ils l'aiment bien le patron, on ne sait jamais. J'ai découvert qu'un journaliste-présentateur qui mène le débat gagne entre 15000 et 20000 euros par mois. On comprends mieux tout ces mariages mixtes de carpes et de lapins. Mariages d'argent peut-on dire encore. Tu m'étonnes qu'il faille six générations pour en arriver là. Il y a beaucoup de valeurs dont il faudra se défausser pour arriver là où ils sont, c'est une évidence qui se montre tout les jours. Et tant de compromissions de part et d'autre.
Avec Emmanuel Macron et son équipe chacun a pu redécouvrir le sens de l'expression "lutte des classes", puisque tout le monde a bien vu là qu'il y en avait encore et de la marge pour certains. 
Si Emmanuel et Brigitte vont à la messe de minuit ce soir, ils n'entendront pas l'histoire des riches qui n'entrent pas dans le chas de l'aiguille, pas mieux que le chameau. Fillon qui va à la messe tout les dimanche avec maman au visage si triste ne connaît pas non plus cette parabole. Ca ne passe pas, chez ces gens-là.
Jésus devait expliciter ses paraboles car les apôtres avaient aussi du mal à comprendre où il voulait en venir. Mais pour certaines il n'a pas donné de mode d'emploi. Elles sont toutes importantes. A vous de jouer ! Et cette histoire de richesse court tout du long du texte, jusqu'à Judas qui se pendra, lui qui avait si bien tenu les cordons de la bourse jusque-là. L'appât du gain en détruit plus d'un mais pas tous.
Noël sans les macronistes, voilà mon projet.
Ca commence mal puisque j'en parle et qu'ils sont sur toutes les chaînes quand ils le décident. Quelques coups de fil et c'est Legendre, Aurore Berger, Pénicaud, Edouard Philippe, Blanquer ou la ministre de la santé sur tout nos écrans nous abreuvant du nouvel élément de langage de la matinée.
Vont ils réussir à passer en force comme ils aiment leur réforme de la retraite, je ne sais pas. Et les journalistes et leurs experts pas plus. Les temps changent. Ils le disent mais s'étonnent toujours d'y assister en live. Toujours en retard d'une guerre avec des images en direct. Une légère trouille est perceptible depuis les gilets jaunes qui les ont remis à leur place et qu'ils ont invité sur leurs plateaux, leurs décors au arêtes qui peuvent blesser, des angles droits vous transpercent. Mais non c'est du carton pâte.
Je n'écris pas, je suis presque vide (et ce presque a du poids), je vais passer Noël avec le chat que je gave de saumon et regarder la télé.
Quand j'étais enfant pendant les fêtes de Noël les repas s'éternisaient en discussions que je trouvais passionnantes, mais je comptais tout ce que je loupais à la télé comme Disney parade ou La mélodie du bonheur ou j'en voyais la fin, frustrée et contente. Sur la deux hier La petite sirène et Alice au pays des merveilles, et ensuite Sophie Davant et ses marchandages, sa mauvaise humeur, son accueil glacial et va être en prime time ce soir, à non c'était hier, ouf!! Uniquement préoccupée par Sophie Davant son sujet. Visez…. Émission par et pour les retraités qui aiment chiner.
Alors j'ai regardé un épisode de Columbo en VO et quelle merveille. Celui qui le double en Français est vraiment un génie, parce que c'est du niveau quasi de l'imitation. C'est étonnant.

Et pour souhaiter aussi un petit Noël à Netflix (je regarde les émissions culinaires en ce moment), je dirai qu'il y a trop de séries violentes comme le monde actuel, soit. Alors je regarde des séries plus marginales. Mais j'aime bien quand même dans le fond. C'est pratique.
Je vais aller faire quelques courses ce matin… et de ravitaillement aussi et je resterai tranquille. Dire que j'ai failli accepter de me faire hospitaliser. J'y serai peut-être morte d'ennui. Y a toujours une télé commune. La télé c'est quelque chose de personnel. Elle appartient à celui qui la regarde. Là tout est brouillé et chacun se mêle de changer de chaîne et s'en va. Rien de convivial. Le soir des chaises pour regarder le film tiré au sort. Je n'ai jamais regardé un film dans ces conditions. Une amie était étonnée que nous ne puissions pas avoir la télé dans nos chambre. De la misère des services psychiatriques… et puis ça casserait le vivre ensemble et l'ennui et sa place de roi. Il  couvre l'une ou l'autre, nous baise à fond et nous fait mal.
Je vais passer Noël seule avec le chat qui depuis que nous sommes en période de l'Avant dort toujours scrupuleusement à mes côtés. Lui aussi a compris la fraternité depuis peu. Ca a à voir avec l'amour en plus libre. Joyeuse fêtes à mes lecteurs. Du monde entier  puisque j'ai au moins un lecteur inconnu sur quasiment tout les continents. C'est chic! Je remercie l'Ukraine qui m'a beaucoup lue à une époque. Et la France, douce France, pays de mon enfance.
Joyeux Noël ! 

mardi 26 novembre 2019

Le climat...politique

Le dérangement climatique m'atteint personnellement et dans ma vie de tous les jours. Le climat d'avant 5 décembre est délétère. A chaque apparition de Macron je suis perturbée, cela depuis le début. Epidermique, ça l'est; Nous ne sommes pas du tout du même monde et par de nombreux endroits, pas un seul. Sa morgue qui ne le quitte jamais - il fait cependant parfois des têtes d'ahuri, signe qu'il n'avait pas imaginé le problème, la question. Il focalise la haine. J'ai peur de ce mot, mais je crois que j'ai été en haine de ce gouvernement et à sa tête Macron. Et les gilets jaunes m'ont d'une certaine manière calmés et aussi ou surtout renvoyés mon image et ma violence que je vivais en moi et chez moi, seule. Je les ai fuis et pourtant j'en étais comme je le savais au fond. Il est assez insupportable de haïr un monde politique ainsi. La violence fait peur aussi à ceux qui en sont habités. Mais la violence de l'apparition de Macron ou d'un des siens peut brûler et est tragique. Souffler sur les braises est un art. Je pensais être isolée avec cette haine en moi qui m'était insupportable, une colère permanente me hantait aussi pour m'en débarrasser. De mieux comprendre ce qui s'est passé durant cette année que les gilets jaunes ont façonnés. Les gens, depuis ces manifestations, de la REM ne peuvent plus autant prendre de haut tous leurs interlocuteurs, ce qui était la cas.

Mais je crois profondément que personne ne change. Entre Macron et moi il y a fondamentalement la lutte des classes qui s'invite à un degré d'intelligence à peu près semblable. Mais je n'avais pas les codes, lui les a et les maîtrise bien. Lui et les siens jouent mieux la comédie de la compréhension, mais pas encore celle de la proximité. Elle est improbable. Brigitte Macron est de droite, comment son mari ne le serait il pas. Le Puy du Fou il adore. La France qui se regarde en chiens de faïence. Il est difficile d'avoir sous les yeux justement le monde qui vous méprise par simple distraction. C'est eux qui dirigent la France. Et ils ne sont que dans l'entre-soi, comme des Généraux bougeant des petits soldats sans états d'âme.
Le climat me désespère. Un monde n'en comprend pas un autre, mais le dirige. C'est étouffant.
Et si les Français sont peut-être désespéré c'est qu'à l'horizon des présidentielle pour le moment il n'y a que la répétition du match Macron-Le Pen en vue. Las. Je n'ai pas envie d'aller voter comme je l'ai déjà fait il y a deux ans. Je n'y arriverai pas ni a voter Macron et bien sur pas voter pour la plus grosse fortune politique qu'est Marine Le Pen. Horizon franchement déprimant. Le citoyen se sent très seul, même dans la foule. Abandonné sans savoir par qui.

Les chaînes d'info le troisième monde navigue entre deux eaux et vivent aussi cette étrange distance des élites qui ne sont pas non plus concernés par le désarroi qui nous touche. Ils tentent d'expliquer la colère et la haine, sans bien en comprendre les mécanismes. Les tremblements.
Cela a été bouleversant de voir que ce que je pensais souffrir en solo faisait mal à d'autres aussi. C'était comme une distorsion qui devenait visible. Seule je pouvais parfois m'amuser de ma colère. La voir répandue m'a scotchée pour un moment. Je pense que les gilets ont changé des tas de choses sur le plan médiatico-politique, sans pouvoir encore tout en mesurer. Le discours populaire et pas populiste a été invité en plateaux, ils ont été entendus sinon écoutés. On sait qu'ils existent. Ils avaient disparu du paysage. Le Français plus personne n'y comprenait rien.
Mon climat est anxiogène et je le ressens trop fort. Comment va finir cette année?

lundi 21 octobre 2019

Le retour à la source

Le THC me remet à ma place. Si on en parlait. 
Bien sûr le gentil CBD. Mais beaucoup de bruit pour rien. Le Canada le pense, et ne vend pas de l'erzatz, en termes de référence. Bien dosé et fumé. Pas autrement. Le THC c'est ce qui tient chaud et redonne un espèce de smiley, pas encore un sourire. Les gens en chimio ont de ces instants de lueurs, au moins l'idée d'avoir à faire quelque chose demain.
Je t'espérais THC et tu m'avais manqué. Je n'ai pas été dans la joie depuis des mois et des mois. Là je ne sais pas bien ce que je ressens, mais au moins il se passe quelque chose. Une magie imaginaire, le temps qui reprend un autre rythme plus dansant et plus musical, forcément. Cette place avec des mots dedans. 
Regarder des séries c'est bien, mais ne rien en écrire. J'ai aimé la série d'Arte "Mytho" ou l'art du mensonge et comment cette putain de maladie, le cancer, que tout le monde redoute à partir de 59 ans. C'est la date justement. Et comment la famille se met à s'aimer mais pourquoi et autour de quoi?
J'ai bien découvert que des gens ont prétendus être au Bataclan pour recevoir des indemnités, cela dans une série Netflix très intéressante. Des tricheurs partout et jusque là. "The Victim" une autre série que j'ai bien aimé s'interroge sur le pardon.
J'ai l'impression d'avoir été prise dans de l'écorce, comme un mauvais sort qui n'avait plus la lumière. Les substances sont principales et les médicaments en sont. 
Je suis JOYEUSE et ça n'est pas arrivé depuis des lustres, goûtons l'instant.
Je vais avouer, j'allais si mal que la seule émission que j'attendais dans la journée - et c'est dire beaucoup que j'en parlé - dans la dépression non-stop que je vivais, c'est le rendez-vous avec Nagui dans "N'oubliez pas les paroles". Une amie la regarde aussi cette émission qui stigmatise un peu, d'autant qu'après je vire "Quotidien". Les contrastes ne m'effrayent pas tant que ça. Quand on a mal des repaires typiquement télévisuels comme "Sous le soleil" rassurent sur la nature humaine. J'ai dit quand on a mal, pas un bobo, quelque chose d'insoignable avec cette réalité là. Sans THC. 
J'ai besoin de ce filtre, c'est comme des lunettes de soleil. La comédie de la vie est si violente qu'il faut y échapper. J'ai retrouvé le goût de la radio, mais combien France inter est snob, mais c'est elle qui m'a remise en selle. Je me suis échappée sur France Culture aujourd'hui et c'était pas mal.
Tout ces changements minuscules comptaient. J'étais proche de la mort, même si j'arrivais encore à assurer dans la vie, m'occuper d'enfants, parler aux autres et vivre quasiment une non-vie. Le THC allume juste une lampe. C'est tout bête. Cet éclairage là a plus de sens et plus d'humanité. Sans, le monde est vide ou moi ? A ce jeu là on est toujours perdants.
Ne pas vouloir se défoncer, mais être en vie et
préférer ma playlist à Nagui pour la première fois depuis des semaines. Me manque les coups de téléphone de M. mon amie pour qui je m'inquiète.
La télé est en mode muet et me rassure. Elle est grande et belle. Réconfortante. Je ne vais plus sur LCI et leurs bandeaux assassins. Lasse. Petits débats et petites idées sur petits sujets. Inaudible. La radio pendant ce temps déroule une histoire à l'oreille plus simplement. C'est bien pour les tâches mécaniques ou de précisions, mais impossible d'écrire sur ce son là.
Quoi que? Le son de la télé est plus permissif. C'est toujours un peu comme en attendant et avec un son plutôt rassurant. Moins de pub ou plus de pub sur le service public me ferait du bien.
C'est un  rassemblement intéressant. J'ai eu mal tant de temps que je me méfie de cette éclaircie. Après Nagui Quotidien, dans l'ordre. Je ne suis pas encore guérie. Bonne soirée.

jeudi 5 septembre 2019

C'est la rentrée...

enfin depuis un petit moment. Transition d'un été morne autant à la télévision qu'à la maison quand on y passe toutes les vacances. Programmes comme du papier mâché et débats sans grands enjeux.
Là je retrouve Gerard Miller le lundi et le jeudi sur LCI, rare débatteur de gauche sur cette chaîne. Et pourquoi devoir voir aussi régulièrement du RN anciennement FN et leurs insanités. Mais bon le soi disant premier parti de France ils s'y doivent.
Des séries inédites voient le jour comme Intérieur et la joie tendue des HP. Un crime et tout se passe à l'intérieur des locaux. Il y a toujours quelque chose de faux chez les fous télévisés, quelque chose d'en trop ou d'en moins. Des visages cabossés mais ça c'est un peu vrai.
Il y a aussi Soupçons qui est pas mal. Julie Gayet et l'ancien acteur qui jouait Caïn sur un fauteuil roulant se laisse regarder.
Par contre il y a un miracle sur Canal (et oui…), une série anglaise Years and Years à peine d'anticipation. C'est excellent et on rit de moins en moins d'un monde à peine d'anticipation reflet de notre monde actuel en pire. L'excellente Emma Thompson y joue une femme politique pire que Trump, un peu comme si Marine Le Pen décidait de toujours délirer sur les plateaux comme elle l'a fait lors du débat avec Macron. Mais la dame devenue premier ministre enferme les pauvres dans leur guetto, mets des barrières et pour ceux qui n'ont pas d'intérêt ou les sans papiers, elle les colle dans des camps.

 J'oubliais que Trump avant la fin de son deuxième mandat lance un missile nucléaire sur une île chinoise et fait 40 000 morts. Les objets sont à peine plus connectés et les transhumanistes sont aussi à l'honneur. C'est comme un petit décalage puisque dans le dernier épisode que j'ai vu on était juste en 2026. Ca fait peur. Il n'y a plus de papillon entre autre parce que bien sûr on a continué de procrastiner en matière écologique. Elle devrait être d'utilité publique cette série et pas réservée aux abonnés de Canal.
J'ai été seule, si seule que personne ne peut bien imaginer. J'ai une amie qui me sauve au téléphone, mais sinon cela fait des mois que je n'ai vu personne d'autres que des personnages imaginaires. Je tiens le coup pour le moment. Jusqu'à quand?

samedi 17 août 2019

La tranquillité de l'été

L'été, quand vous ne partez pas en vacances et que vous êtes un peu, beaucoup ou passionnément dépressive, ne reste que la télé. Du côté des fictions c'est la bérézina. Quasiment rien de neuf et des rediffusions à gogo. Je regarde Netflix pour cet aspect là de la question ou des replay. Mais je me pose même des questions sur ce média là, Netflix. Du choix ça c'est sûr, et en même temps pas vraiment et beaucoup plus de violence que les séries télé, je n'ai pas encore compris pourquoi. Je me suis dit que c'était l'air du temps. En ce moment je me rediffuse d'ailleurs la mythique série House of Cards qui en matière de violence politique n'est pas rien. Kevin Spacey tue un chien à main nue dès le premier épisode. J'aime bien les séries politiques. Je préfère les séries françaises en règle général. Les bonnes séries sont meilleures que les américaines. J'ai vu et revu Marseille et Depardieu y est excellent. On a presque envie qu'il se présente dans cette ville que j'aime. Je me suis aussi rediffusée Baron Noir qui est excellente et si proche de la réalité. Aucune d'entre elles ne donnent envie de faire de la politique. Un monde de brutes.
J'étais bien décidée à ne plus regarder les chaînes d'info avec toujours les mêmes experts si on peut dire. Mais je ne sais pas si c'est moi qui ai changé ou les vacances qui permettent à des experts moins connu de venir sur les plateaux et sont souvent plus intéressants que les abonnés. Ca fait plaisir de ne plus voir Christophe Barbier ou Caroline Roux. Ca ressemble à de vraies vacances. Alors je regarde de temps en temps LCI tout en essayant de lire. En ce moment on y voit beaucoup de membres de Génération.s mais c'est à l'époque des européennes qu'il aurait été plus légitime de les voir. Mais non il n'y avait que des membres du FN et de LaREM.
Ces vacances à rester chez soi rendent finalement morose. On n'est concerné par rien. Ni les départs en vacances, les journées rouges ou oranges, ni les retour bien sûr.
Là je regarde Hollywood Autopsie sur une des chaînes planètes. On y apprend des tas de choses sur le corps humain et la vie des vedettes, vie de patachon le plus souvent.

samedi 20 juillet 2019

L'ire qui s'est dissoute

J'ai connu une sacrée colère ou une sainte colère on pourrait dire aussi. Elle datait mais elle est allée crescendo jusqu'au début de l'année 2019.
J'étais seule et plus seule qu'un arbre. La télévision et mon chat étaient mes seuls compagnons de misère. C'était une époque où je regardais encore les chaînes d'infos et en juillet l'affaire Benalla a commencée à me chauffer les oreilles, a condensée ma rage. J'ai vu comment la présidente de la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale a fermé rondement l'enquête, et sans le Sénat qui n'est pas encore sous la domination des LREM nous n'aurions pas vu mentir, beaucoup par omission d'ailleurs mais sous serment, tout ces hauts fonctionnaires. Les commentaires des soi-disant experts n'étaient pas plus probant, jusqu'à cette historienne du CNRS Isabelle Veyrat-Masson déclarant qu'il s'agissait d'un "fait divers". On vit plus tard à quel point elle avait tort. Et moi d'engueuler tout ces gens, nos élites soi-disant, à voix haute. C'est la seule fois où je me suis énervée sur Twitter où j'ai vu apparaître très vite le hashtag #TEAMMACRON qui défendait leur patron. J'étais dans une fureur noire car on pouvait évidemment comprendre les intentions de ce jeune homme Benalla de créer une milice si on avait lu un ou deux journaux libres s'il en reste, et qui s'était comporté comme tel le 1er mai 2018 exactement comme un milicien pour "aider la police" comme il l'a déclaré lui-même. C'est la définition même de la milice. Le petit gars qui se voulait l'homme du président. C'était une affaire pas autre chose Madame la directrice de recherche au CNRS et la suite l'a prouvé comme l'histoire des multiples passeports dont Benalla s'est servi pour faire du marché noir. 
Toutes ces chaînes jusque-là étaient largement macronistes et il a fallu l'arrivée des Gilets Jaunes en novembre pour qu'elles s'en trouvent un peu ébranlées. La colère du peuple se conjuguait à la mienne. On a commencé à voir des gens dans la misère sur les plateaux et pas que des nantis qui jugent de très haut et continuent cependant de le faire depuis.

J'engueulais la télé, Dieu et tout le monde autour de moi. Je lâchais des SMS et de mails furieux comme des chiens. Et ça me faisait mal en même temps. La colère avait atteint un point de non retour et finissait malade. Personne n'est fabriqué pour vivre une telle solitude. Je ne pouvais partager rien de ce qui m'atteignait au plus profond. Je n'avais plus d'interlocuteur dans une ville que je connais mal même si c'est celle de ma naissance. J'avais été abandonnée par tout, je dis bien tout les membres de ma famille après la mort de ma mère. C'était la source principale de cette ire que j'abritais et qui retombait sur tout les autres.
Ma colère datait pourtant du jour où l'on m'a diagnostiquée bipolaire en 1989. Trente ans de refus et de colère plus ou moins sourde. Maintenant j'en suis revenue. Je n'ai pas le choix et je l'admets à présent. Ce fût comme une purge incroyable. J'ai tiré dans tout les sens sans viser la cible principale. Maintenant c'est fait. Il n'y a que les gens qui ont compris ça qui sont revenus vers moi, rares mais conscient que je n'y étais pour rien. C'est difficile d'accepter d'être définitivement malade et qu'il faudra se soigner pour le reste de la vie. Ca je le sais à présent.
Je suis à présent paisible comme du temps d'avant cette maladie, ce calme dont j'étais faite enfant a refait surface et c'est tant mieux.

dimanche 9 juin 2019

Pourquoi je n'ai pas voté aux européennes

Ce qui n'est pas une question, mais une explication qui me vient aujourd'hui.
Je suis de gauche, en vrai et pour de vrai. Si j'avais du voter pour quelqu'un j'aurais voté pour Benoit Hamon qui fait moins l'intéressant que les autres et qui n'était pas autant invité que certains partis ou Nicolas Dupont Aignan qui bat des records pour un gars soi-disant "muselé" comme il l'annonce sur  les nombreuses chaînes où il est très largement invité, enfin pour cela il faudrait avoir l'œil et l'oreille à toutes les chaînes d'infos et radios de France et de Navarre. Non seulement Hamon n'était pas très visible mais aussi les gens de Générations pas invités non plus. Et c'est le Rassemblement National et les LRM que l'on voyait partout et dans tout les débats. Et après on dira que ce n'est pas orienté et encore aujourd'hui c'est ainsi.

Mitterrand, Marchais, Rocard

Mais aussi, tant que la Gauche sera divisée, je le serai aussi. Parce qu'en ne votant pas au moins je n'ai pas été déçue et me suis même réjouie que l'écologie soit à l'honneur. Mais déjà Yannick Jadot prend ses distances avec la Gauche, ce qui est idiot à mon sens et me fait ne pas regretter non plus de ne pas avoir voté pour lui. Que d'égos pour si peu d'égaux !
Bien sûr que je voterai aux municipales, notre Maire est socialiste et il y a des chances pour qu'il repasse, la ville vue depuis une tranquillité qui m'a été en partie offerte a l'air de se porter plutôt bien, mis à part quelques quartiers qui restent très moches et cela depuis les années 60. Les mêmes. Des immeubles tristes qui donnent sur des immeubles tristes. Alors que ma cité foisonne d'arbres qui font un bruit de vagues quand il y a la tempête Miguel.
Je regrette aussi que Clémentine Autain que j'apprécie ne prenne la parole pour dire des choses justes que seulement après les européennes. Elle aussi de la FI est moins invitée ou prend moins la parole que d'autres. Le RN et les LRM sont de bons clients pour eux, comme ces bagarres qu'ils nous promettent entre Cohn-Bendit et Zemmour ou l'autre avocat vulgaire de l'ancien FN dont je n'arrive même pas à me souvenir du nom. Pauvres buzz pitoyables. Pas grave… quoique. Les plateaux télé c'est vraiment du grand n'importe quoi je préfère faire ma tambouille personnelle. Sans aditifs.
Les électrons libres en matière politique c'est de la bêtise et nous promet bien sûr un face à face Macron/Le Pen à la prochaine présidentielle et cette fois là je m'abstiendrai aussi. Les sondages en ont déjà parlé (toujours un coup d'avance même s'ils se trompent aussi) et la différence se ferait sentir puisque Macron ne gagnerait qu'à 50% et quelques. Quelle angoisse de recommencer 5 ans avec ce bonhomme, ce vieux bonhomme de droite comme on le voit bien puisque les gens de droite se rallient à son fumeux panache, faute de quoi ? J'ai même entendu un journaliste de LCI dire que Marine Le Pen était démocratique. Et ceux qui l'entourent aussi ? Ils n'ont d'ailleurs pas qu'un sale passé, mais leur présent est moche aussi, mais on n'a plus le droit de parler d'extrême-droite. Bien sûr!

Alors unissez vous la Gauche, sinon vous n'arriverez à rien comme vous le savez déjà. Et pas s'allier avec le centre. C'est un attrape-nigaud, un truc à deux balles qui me marche jamais, regardez ce qui se passe avec Emmanuel Macron ou ce qui s'est passé avec François Bayrou. Des dupeurs, rien d'autre et de droite bien sûr. Mais avec la Gauche rien à faire, chacun campe sur ses positions et veut être tête de liste. "La république c'est moâ !!!" Bien sûr… 

jeudi 6 juin 2019

JOUR J

Je trouve cette journée de commémoration écœurante. On dirait que tout ces gens qui se sont battus ne sont que des faire-valoir aux politiques comme Trump ou Macron les pires, ceux qui ne songent qu'à se faire voir. Je plains les vieux hommes qui ont traversé la mort et sont encore là, magnifiques de courages devant des faiseurs de discours. Les tapis rouge toujours pour eux.
Je regarde Netflix avec ces images silencieuses de ce jour mémorable que je célèbre ainsi à ma manière. C'est la fête des journalistes et des politiques toujours, encore. Je ne peux pas les blairer.
J'en ai marre de voir Macron sur tout les fronts ne faire que de la réclame pour lui même façon bébé cadum dont il est le portrait craché. Ca m'est insupportable chaque jour.

mercredi 15 mai 2019

Halte à la violence !

Des images, des propos, des séries Netflix, des journalistes de chaînes d'infos, des Gilets jaunes qui applaudissent des anarchistes débraillés usant du noir pour brûler et insulter, des cathédrales en feu filmées non stop, de l'argent roi distribué pour la frime sans que ça fasse de trou dans le porte-feuille, leur puit sans fond, des ronds-points détruits par les forces de l'ordre, des enfants maltraités par l'Eglise catholique, de penser que "les Français" ne comprennent rien à l'Europe puisque Arlette Chabot le dit elle qui les connaît si bien, des amis qui n'en sont pas, des mots qui perdent tout leur sens en sms ou sur face de book (oui j'ai plus de 50 ans), des adultes qui miment mal des enfants quand ils mangent des fraises tagada, des procès des Balkany avec Isabelle qui tombe dans les pommes, depuis le temps pas avertie qu'elle a triché avec son maire, de dire - encore Arlette - que "les Français" ne connaissent pas Jean-Claude Junker qui mène l'Europe que depuis qu'il va partir, où t'as vu jouer ça vieille peau, de voir Caroline Roux jouer les candides alors qu'elle est simplement bête et ressemblera à Chabot dans même pas dix ans, moches, des samedis sur LCI BFM CNews à attendre la casse dans les manifs avec tant d'impatience en images superposées, toute la sainte journée puisqu'il ne se passe que ça dans le monde, de voir le RN en vraie force de haine invité partout puisqu'ils sont la moitié de la moitié de tout les Français, d'être gavé de débats sur la fin du monde, des touristes qui ne lisent pas le plan de route, tourisme comme une épidémie, de Nathalie Loiseau qui parle vulgairement quand elle cherche à être in, la "connerie" d'une femme qui en 4e année de Science-Po' ne sait pas lire la liste qu'elle signe, des élections européennes qu'on nous vole en sondages imbéciles et qui ne veulent rien dire, de faux débat entre Cohn-Bendit et Zemmour comme si on n'avait que ce choix-là, encore, de la gauche divisée et perdra comme elle le promet, des journaux qui sont aux mains des mêmes propriétaires, des banlieues endormies que même Marine Le Pen ne réveillera pas avec son mégaphone de haines et de peurs, de crier que la terre meurt sans bouger le petit doigt jusqu'à balancer des milliards virtuels comme sur la liste Renaissance, ça ne mange pas de pain, on y croit, des promesses jamais tenues, ou trop bien pour le pire, de la haine qui n'est pas que sur internet sinon cela se saurait, elle l'est aussi dans nos conciliabules, de la fraternité qui fout le camp, d'Alain Delon décoré à Cannes, des pubs qui violent notre intimité, de la laideur de Roselyne Bachelot, une de plus, marre des véganes et des féministes qui ne nous donnent pas le choix non plus, de ce maudit gouvernement et de l'ambiance pourrie dans laquelle il a mis la France comme ses prédécesseurs d'ailleurs mais là en apothéose, mieux encore à force d'un tel mépris visible et qui continue, d'une guerre civile qui ne dit pas son nom, du bonheur qu'ont les experts à ne parler pour ne rien dire, du procès pour suicide organisé par France Télécom/Orange plus de dix ans après les faits à l'heure des comparutions immédiates, d'un autosuffisant président de la république (cf. Affiche des européennes) qui se prend pour la 8e merveille et vraiment, alors qu'il aurait du lire Freud et n'est que la marionnette préférée des grands patrons qui dirigent le monde en vrai, violence indicible d'amitiés plus que louches, violence tracée comme quand on laisse une marque de rouge à lèvres sur les dents, violence qui n'est pas une petite intempérie, mais l'image même du réchauffement climatique, comme un filet dans lequel on est sans pouvoir rien faire. Les poubelles ont des couleurs différentes, alors choisissez la vôtre. 


lundi 8 avril 2019

La politique passionnément, à la folie....

Ma mère disait souvent que la politique avait tuée mon père, aussi. 
Un plus que passionné qui a pris parti à toutes les étapes importantes de sa vie. C'est ses parents qui ont décidé de partir de l'Italie Mussolinienne en 1927. Mon grand-père avait 41 ans, quatre enfants, et mon père en avait sept. A vingt ans, réfractaire, il refuse l'annexion de la Moselle et part en zone libre avec ses patrons et amis. Revenu vivant d'un stalag, il aura toujours à cœur l'avenir de son pays d'adoption, et en particulier après cette guerre dont il a vu, en revenant du pire, toutes ces villes ravagées, détruites. Il donnera de son temps et de son argent lorsqu'il en aura gagné via d'abord le Canada, un Eldorado où mes parents et leurs fils ont vécu presque 5 ans. Il donnera oui de sa santé et se fera aussi des ennemis.
Ma mère râlait encore après la mort de mon père, elle que la politique intéressait presque autant. Elle avait été Gaulliste jusqu'à la mort de ce dernier et ensuite votera à Gauche le reste de sa vie. Ses jugements étaient profonds et intelligents.

Très tôt j'ai été gagnée par ce souffle-là, l'intense désir de croire qu'on peut changer la vie en votant, au moins cela. Anar d'origine j'ai voté pour la première fois au deuxième tour des élections de 1981. Et j'ai toujours vécu ce paradoxe, puisque les anarchistes prônent le plus souvent l'abstention et par principe. Mais le souffle de l'Histoire me rattrape toujours. Même à des époques où je ne regardais plus la télévision j'étais chargée des ambiances politiques du moment et celles du le monde avec. L'indifférence jusqu'à aujourd'hui ne m'a pas gagnée.
A la toute fin des années 80, en 1989 je suis et je pourrais presque dire, j'en suis devenue folle. La politique n'était pas la seule coupable, mais j'en reste toujours traversée comme une lame de fond. J'ai vu la chute du mur de Berlin en proie à une dépression stuporeuse. Stupeur et craintes. Honte d'avoir marché seule sur l'autoroute - sans en mourir - me disant que je marchais pour la Roumanie menacée de destruction par ses dirigeants, comme pour donner une raison à ma folie. Et j'ai vu quelques semaines plus tard le couple Ceaucescu vaciller sur le balcon où ils se sont fait huer par un peuple muselé jusque-là jusqu'au sang et ensuite je les ai vu morts comme des chiffons sales après une parodie de jugement. A l'envers, j'avais honte quand j'aurais du être fière de cette inspiration qui me guide, et mal parfois.
Je suis restée 20 ans sans plus me faire hospitaliser. Jamais indifférente pourtant à tout ce qui se passait sur la scène politique.
Le 17 novembre est une date que beaucoup évoque aujourd'hui. Le début du soulèvement des gilets jaunes. Elle fait à présent référence. Mais pour moi c'est aussi la date anniversaire de la mort de mon père qui ne m'a jamais laissée indifférente, loin de là.
Je sais pour avoir une bonne mémoire (et j'ai vérifié) que le 17 novembre 2012 avait lieu la première Manif pour tous. J'ai été hospitalisée aussi très peu de temps après.
Il y a comme une coïncidence entre ma vie personnelle et la vie politique, sans que je sois maître à bord de ces tempêtes populaires qui m'entraînent avec elles ou contre elles. Mon inquiétude devient trop puissante. Je suis comme jetée dans des foules auxquelles je ne participe pourtant pas. Je suis concernée corps et âme.
Et cette colère des gilets jaunes je l'avais depuis quelques mois en moi. Ravageuse, elle se mêlait à des colères plus personnelles. Et ce méli-mélo m'envahissait jusqu'au pire, jusqu'à un délire où tout se confondait. Et je ne suis pas la seule personne atteinte de psychose qui se laisse emporter ainsi.

Je me suis calmée. Mais aussi j'ai vu s'opérer des changements sur les chaînes d'info que je honnissais il y a quelques mois, quand la parole n'était donnée quasiment qu'à des macronistes. Et vous pouvez vous repasser le film, c'était ainsi. A présent elles ont pour certaines rectifiées le tir, obligées d'une certaine manière car la foule aussi les a bien forcé à cela. Les journalistes ont été remis en cause et pas pour rien. A qui parlaient-ils jusque-là ?
Je me suis calmée, un peu comme si mon cri solitaire avait été entendu, était répercuté de ronds-points en ronds-points, d'anonymes à qui on donne enfin la parole. Et parlent aussi de la honte - qui m'était commune aussi - qui avait été dépassée grâce à cette lutte commune, comme je l'entendais dans l'émission C Politique d'hier. Et sensible - ça compte tellement dans tout ces mouvements en moi - j'avais les larmes aux yeux et pour de bon.
Je n'ai jamais jugé mes proches à leur bord politique. J'ai eu des amis de droite et de gauche. Mais à présent, et façonnée par les partis pris aussi des chaînes d'info avant la crise des gilets jaunes, je ne supporte plus le discours de la droite, et Macron en est largement, les siens avec. Il me hérisse physiquement. Le pire étant pour moi leur discours commun sur les migrants qui n'a rien envier à l'extrême-droite que l'on a même plus le droit d'appeler ainsi. Calculs politiques qui me sont insupportables. Je ne tiens pas à ouvrir les portes n'importe comment, mais en faire un leit-motiv pour attirer le chaland, me blesse, crée une vraie tension en moi. Cela n'est jamais loin, pour moi, d'une forme de racisme.
J'aime passionnément la politique, j'ai des intuitions très fortes, mais je ne veux plus me laisser emporter comme j'ai pu l'être. Elle ne doit pas être plus forte que moi, une tempête qui me ferait mettre les voiles jusqu'à l'enfermement. Basta!

jeudi 4 avril 2019

La curiosité d'esprit vaincra

                        à ma mère dont c'est l'anniversaire et avec qui j'ai partagé cette curiosité d'esprit. Elle qui me manque.



J'ai l'impression certains jours que je vais m'éteindre comme une bougie. La solitude peut faire cet effet là, au moins me concernant. 
Dernièrement j'étais dans cet état de déliquescence presque insupportable et regardait mornement l'émission Quotidien qui avait invité Jamy Gourmaud. Je ne suis pas de la génération de cette autre émission des années 90, disparue depuis, C'est pas sorcier, alors a priori cet invité ne m'intéressait pas. Mais son enthousiasme, ses connaissances et sa soif de savoir m'ont gagnée presque contre mon gré. Il parlait de "gai savoir" et il est indéniable que le désir d'apprendre qui ne me quitte pas, sinon par courte période où c'est un peu comme si je le boudais et ma fatigue avec, savoir m'apporte toujours de la joie. Je passe d'un sujet l'autre, les sciences, les religions, la psychanalyse, la littérature, l'histoire.
J'ai aimé l'école et jamais dans l'esprit de réussir. Il m'importait peu d'être la première. J'étais une élève "Peut mieux faire". 
J'ai aimé l'université et là aussi j'ai butiné. Et c'est peut-être aussi parce que je n'ai jamais eu de plan de carrière - ce qui m'inquiétait tout de même - que j'ai pu me diversifier autant : Théâtre, Ethnologie ou Psychanalyse. Avec tout de même de bons résultats, major de promo parfois sans que personne ne me l'annonce, ce n'est pas le genre de l'Université et tant mieux ; mais un peu comme par hasard et comme si ça n'était toujours pas le plus important.
Ecouter de bons professeurs m'enchantait, et j'en ai tout de même connus tout du long, la passion me rend attentive et je ne manque pas de concentration, ça aide beaucoup.
Et le savoir c'est illimité, je crois que cela me plaît tout particulièrement. On n'en a jamais fini d'avoir à découvrir et les disciplines se répondent en quelque sorte.
Au début aussi ce goût de la connaissance était aussi pour moi un moyen de me faire des sujets de conversation tout bêtement pour quelqu'un de timide, celle que je reste.
Je me désole qu'on ait décidé de faire payer des droits universitaires insensés aux futurs étrangers qui voudront s'inscrire. C'est idiot, ils iront ailleurs et on perdra des têtes bien faites qui pouvaient nous enrichir.
Aimer apprendre fait de ma vie autre chose qu'un temps de désolation, mais un temps de réparation. Je veux être à la hauteur de ce que je souhaite connaître, l'immense savoir que j'ignore encore et me rend oui gaie à nouveau, me redonne autant de force que quand je regarde les arbres par mes fenêtres et les feuilles qui poussent à présent.
La dépression qui me guette souvent, se voit barrer la route par mon envie de découvrir ce que je ne sais pas encore. Une soif et une faim à la fois qui me gagnent et gagnent contre n'importe quelle envie de mourir, contre ma solitude inouïe. J'en suis heureuse. 

mercredi 27 mars 2019

Le chien noir

Mon espérance de vie, je ne lui en donne pas cher. J'ai l'impression d'avoir déjà dépassé le temps qui devait m'être imparti, dépassé les bornes. Le chien noir est là et me regarde. Il a perdu son maître il y a très longtemps, mais il réapparaît aux différente périodes de certaines vies. On le supporte, surtout parce qu'on a vécu des jours meilleurs et qu'on veut croire qu'ils reviendront.
Des jours meilleurs qui ont du panache, de la couleur et des histoires. Ils sont généralement frappants dans leur genre. Une sorte de temps où tout est possible.
J'erre seule depuis des années et le chien noir est le plus fidèle des chiens et personne ne l'a apprivoisé. Il s'attache à certains comme un bon cabot pas dressé, mais bien là. Il empoisonne presque la vie par sa fidélité. 
Je le connais depuis l'enfance.
"Le chien noir" c'est ainsi que Winston Churchill appelait ses phases de dépression. Elle lui faisait même dire dans ces temps-là ses discours à la radio par un acteur. Devenir mutique et pourquoi ? Bien sûr puisque c'est comme si on devenait une feuille d'automne qui se replie sur elle même, sèche. Passer d'une joie de vivre parfois bruyante et virer dans un silence qui s'impose, jamais tout à fait sans raison.

Les émotions en être trop pris, en être esclave. Trop, bien trop d'émotions qui semblent finalement nous dicter des tremblements intérieurs, des rires d'oiseau moqueur, des détresses sans failles et absolues. Rien à moitié, c'est ça qui est principal à dire. Joie entière, malheur complet. Solitude qui enferme sur un enfermement qui est déjà là et habite le corps en entier. Bousillé de mille sensations dont le mieux à faire reste de les observer. Le chien noir le permet jusqu'à une certaine limite, lui qui est comme un cerbère, nous emmène jusqu'aux rivages de la mort, sans forcément nous y plonger. Pas tout de suite, semble-t-il dire. Regarder le monde en silence et avec des lunettes fumées. Un noir et blanc de la vie qui finit par nous harceler.
Le Black Dog est notre maître et pas l'inverse. Mais je le connais depuis longtemps parce que finalement ce sont les autres qui me regardent comme un chien, plus que comme un être humain à qui on s'adresse. Petite quand je le rencontrais plus ou moins longuement, je me demandais s'il était une punition, et divine pourquoi pas. Je passais d'être une sorte de meneuse de revue à une honte taiseuse qui essaye de ne pas se faire voir. Ne pas le montrer. J'ai inventé des tas de bricolages pour que ces moments de replis ne se voient pas. Jusqu'à cette dépression maximale qui m'a tout retiré, mon visage lui même reflétait ce néant dont j'étais faite entièrement. Je n'ai pas oublié. Hantise d'avoir mal nuit et jour.

Dans l'article de la revue L'éléphant où j'ai retrouvé cette manière que Churchill avait de nommer sa tristesse, j'ai lu qu'elle n'accaparait pas que lui.
Et pourquoi tristesse ne serait pas le mot le plus juste et pas seulement une licence poétique. Tristesse d'un monde qui s'écroule en plan large, tristesse d'une solitude accaparante en plan serré. Est-ce que je ne mérite plus la relation avec les autres ? Qui m'en a privé ? Moi-même dont ça finit par être la faute finalement entièrement. Croyez moi ce n'est pas le monde auquel je finis par ne plus appartenir que j'accuse. Trop franche, trop sévère, trop rigolarde, trop exigeante, trop curieuse, trop questionneuse. Et si je n'aimais pas, malgré tout ça, la vie, j'aurais déjà traversé le fleuve, j'ai essayé déjà plus d'une fois, rêvant d'un main qui m'arrêterait comme dans Le Texte, d'une bouée qu'on me lancerait et pour regagner le rivage des vivants, du titre d'un de mes livres.
La tristesse accapare et blesse qui en est atteint. Un rien l'effacerait. Une attention. Un geste humain. Et rien, plus rien que le chien noir qui me regarde dans les yeux. Quand quelqu'un aura pitié de moi, s'adressera à moi, je ferai mine de rien mais je n'en oublierai pas les méandres sinistres, le complet abandon, pourtant je sais que j'en rirai et c'est presque dommage. La tristesse est gravée, elle est mon tatouage invisible que je ne montre pas à ces gens que je croise sans les connaître et sans qu'ils puissent savoir ni m'aider.
Dans la revue ils font aussi la liste des maniaco-dépressifs autre manière d'exprimer le chien noir de Churchill. On est en bonne compagnie : Balzac, Hugo, Schumann ou Haendel. Mais Hugo n'a pas été enfermé même si Guernesey tenait de l'enfermement politique. Une île balayée par des vents qui accompagnent la tourmente personnelle. Il est profondément triste quand il perd sa fille-muse Léopoldine et ne publiera pas pendant des années. Il est aussi profondément triste de voir le monde tel qu'il est. La sensibilité a des lettres et de noblesse parfois.
La plupart des gens se contentent de la moyenne, comme s'ils savaient que monter dans les tours est un risque, une audace dont ceux qui s'en emparent payent les dividendes. La grandeur des affects est un miroir déformant. 
La télé est encore allumée. Je sais que quand plus rien ne m'affectera de ce qu'elle raconte, le chien noir aura gagné et me mènera là où on n'a plus peur, à la fin. Mais peut-être que vivre sans cette bascule la vie serait moins intense dans les moments où le Black Dog reste dans sa niche. Je crois le savoir. 

samedi 23 mars 2019

Les véganes... laissez moi rire

Puisque c'est la dernière chose qui me reste, le rire. Et je me suis même aperçue que dans les périodes où je ne riais plus du tout - ces derniers temps - mon corps était victime d'une tension très douloureuse et toute nouvelle. Etant plus seule que n'importe quel animal et ça dépend lesquels, disons un vieil aigle qui aurait perdu la vue, il me faut trouver les sources d'un rire personnel. Je ris pourtant pour un rien, mais parfois cette solitude dans laquelle je vis me semble si grande que j'en suis moi-même désarçonnée et peinée. Alors je ne parle même plus à voix haute - par un besoin d'entendre ma voix et de faire vivre mon souffle - m'adressant quand je vais un peu mieux aux murs, aux morts, à Hercule Poirot ou à mon chat. Paroles qui détend le corps aussi. Ma sœur, enfin mon ex-sœur, me disait un jour "Mais tu parlais toute seule !" Elle qui a toujours été entourée et l'est encore.
Ces derniers temps je ne supportais plus aucune chaîne d'info - ça c'est plutôt normal - les radios autant minables et je boycottais même l'émission Quotidien aussi parce que la pub - là l'insupportable persiste - la parsème trop et que tout ces gens qui parlent ensemble, rigolent, se vannent, rendait ma solitude encore plus pénible et visible. Je vivais colère et détresse conjuguées et ça fait mal aussi.
Mais il y a une petite mécanique en moi qui veut vivre, qui ne veut pas supporter des douleurs qui ne sont pas les miennes, qui sont injustes. Alors des remèdes surgissent. C'est moi qui les entraîne et aussi quelque chose d'autre plus mystérieux. 
J'ai eu beaucoup d'amis, et beaucoup sont morts alors que je ne suis pas si vieille qu'on pourrait le croire. Pas sûr d'ailleurs que tout le monde ait d'ailleurs autant d'absents à leur actif. Suicides et maladies. Sinon une colère monstrueuse ou majestueuse, vous choisirez, a chassé les autres un à un. Mon exigence aussi. Je ne calcule ni l'une ni l'autre et si je parle c'est pour dire ma vérité sinon la vérité. Rien ne peut m'en empêcher, je ne sais toujours pas faire de manières, arrondir les angles comme on dit aussi. Ca sort tout seul comme mes rires qui finissent par revenir, eux aussi plus forts que moi. Et je ne suis au moins pas "mal accompagnée" comme le dit le dicton. Ma compagnie ne me déplaît encore pas tout à fait, au moins certains jours. Un peu comme si j'étais sur une barque, parfois je rame, parfois je la laisse filer le long d'eaux plus ou moins claires. J'ai des trucs pour vivre et ne pas faire que survivre. Je ne connais pas la solitude d'hier seulement, alors j'ai une sorte d'entraînement.

Réparée provisoirement - à force de caboter je n'ai plus du tout le sentiment du durable, mais j'arrive aussi maintenant à supporter cette incertitude, en m'accommodant parfois du pire, en subissant les pires souffrances, je ne peux pas dire autre chose. Alors je leur cherche un sens, c'est ce qu'il me reste, une curiosité qui visite même le malheur et m'en fait y échapper comme par miracle. Et par ma volonté.
C'est écrire qui reste le médicament enchanteur, principal, je ne peux pas le nier, et en écoutant des chansons pour me donner du cœur à l'ouvrage et m'inspirer. Ca va ensemble et cette nécessité me restaure, m'emmène là où je ne pensais plus aller, m'étonne et me réconforte. Et s'il n'y a qu'un lecteur il sera celui-là.
Alors je regarde à nouveau Quotidien, on y apprend tout de même un tas de choses. Et rire pour de bon et parfois même de bon cœur. Mais il faut qu'il y ait au moins une lumière allumée à l'intérieur, en moi. Ceci entraîne cela et inversement.
Hier j'y apprenais que des véganes se retrouvaient carencés ou trichaient pour certains qui sont youtubeurs ou artistes. Ils font des mea culpa invraisemblables de connerie, contrits d'avoir influencés des tas de gamins en vendant des produits, soupes et cosmétiques bios confondus. La youtubeuse ou Pamela Anderson ne se posent même pas la question de quelle matière sont faite leurs super pompes que peu de gens peuvent s'acheter. EN CUIR, en animal puisque dans le cochon tout est bon. Alors on va tuer des veaux pour fabriquer des godasses et laisser pourrir l'intérieur ou le mettre dans le compost pour rester dans une éthique de pureté nutritionnelle idiote. A la fin la jeune journaliste précisait qu'un régime végane devait se faire "sous surveillance médicale". On aura tout vu! Un acteur remangeait des œufs et du poisson parce que son régime végane lui avait même fait frôler la dépression. "Il leur faudrait une bonne guerre !" dirait ma mère.

Son sac et ses pompes sont en papier de riz? (Pamela Anderson)

Tant de manières avec les espèces autre que nous mêmes avec les airs de supériorité du prédateur principal que nous restons même avec de si bonnes intentions. Hitler comme je l'ai déjà écrit a aussi fait des lois pour la protection des animaux et ne mangeait pas de Wurst, ce qui est super singulier pour ce chef de l'Allemagne. Mais se faisait des fixes à base de sang de taureau pour encourager sa virilité, quelque chose comme ça.
J'ai toujours eu un bon rapport avec les animaux puisque j'ai même, et sans déconner, apprivoisé un lézard. Il ne me quittait plus. Lézardait sur mon genoux quand je lisais, sinon je le laissais dans une boite en plastique garnie de salade alors que je me doutais bien qu'il devait se nourrir d'autre chose et il ne cherchait pas à s'échapper. C'est mon père qui m'a dit de le relâcher dans la nature quand nous avons déménagé. Il y est reparti très tranquillement pour un lézard.
Mon chat est mon seul ami comme pour les vieilles filles, mais je ne porterai pas son deuil même si je l'adore et ça m'étonne presque. Je ne fais pas de chichis puisque nous ne sommes pas du même monde. Mais tant qu'il ne me répondra pas - et il ne le fera jamais en mots - il restera un ami-chat, un brave petit compagnon muet qui n'aura pas autant d'importance pour moi qu'un être humain. Je ne veux pas tout confondre. C'est ainsi. Mais je lui suis d'une reconnaissance infinie parce que lui aussi me maintient en vie sans exagérer du tout. Même déçue par l'humain, je ne fais pas de grand remplacement avec la gente animale que je respecte pourtant, même si je tue les araignées qui veulent s'installer à mes plafonds. que faire d'autre ? Qu'est-ce qu'on va faire des lapins qui se reproduisent comme des lapins ? Etc.. Les véganes, encore des gens qui vont me laisser à ma solitude initiale. Tant pis.
Petit sujet du jour.

jeudi 21 mars 2019

"La Femme n'existe pas"

Ce titre c'est une sorte de jeu de mots de Jacques Lacan pas si facile à comprendre. J'avais appris en cours de Psychanalyse à Paris VIII une sorte de schéma où les femmes étaient individualisées, comme unes par unes ce qui expliquait qu'il n'y avait pas La Femme mais des femmes. Alors qu'on a vécu longtemps sur le mode d'une Femme éternelle, modèle, entre la vierge Marie et Marie-Madeleine plus délurée. Les hommes dans le schéma de Lacan sont un groupe dans un cercle où il y a une petite ouverture et quelques uns s'échappent et deviennent des hommes singuliers et rares.
Hier je regardais le film Social Network qui est le biopic sur Mark Zuckerberg le créateur de Facebook et je comptais les femmes, il y a de quoi. Ce réseau social tire ses origines, d'après le film, d'un tri entre les belles filles des universités concernées et les autres, à Harvard d'abord. Moches/belles, on coche. C'est le début. C'est aussi un moyen de draguer, la "situation amoureuse" qui surgit aussi de la tête pensante de Mark. Ainsi on est au clair au plus vite. "C'est compliqué".
Mais je pensais en regardant ce film qu'aucune femme à ma connaissance n'avait laissé de traces de la création de quelque chose d'aussi important en informatique que ce qu'ont imaginé Mark Zuckerberg, Bill Gates ou Steve Jobs. Il n'y a pas d'équivalent à ma connaissance et je ne sais pas tout en la matière. La plupart des codeurs que l'on aperçoit dans le film sont des hommes et les filles principalement des amuse-gueules qui font sûrement Sociologie ou Médecine ou Italien comme l'une des filles que pèche l'un des créateurs de Napster Shawn Fanning. Encore un homme et les autres co-fondateurs de cette boîte à musique sont aussi au masculin.
Une bataille se jouera pour la vraie paternité de Facebook entre Eduardo Saverin le seul pote d'abord de Mark qui s'occupera de la partie financière et intentera un procès à Mark Zuckerberg ainsi que deux autres étudiants qui avaient eu un début d'idée qui ressemblait à Facebook. Dans le film où toutes ces embrouilles sont montrées, toujours pas de femmes sinon pour participer aux fêtes et aux coucheries des uns et des autres. Sinon que les femmes de cette génération, les années 80, savent jouer aux jeux vidéos, pendant que les mecs bossent.

Il m'apparaît que la révolution numérique, s'est faite encore au et par le masculin, même si tout le monde s'en sert. Pourtant il y a autant de femmes sinon plus paraît-il qui sont douées en mathématique. Qu'est-ce qui se passe à un certain niveau et à l'Université en particulier. On dirait vraiment que cette révolution là aussi n'a que ses "tricoteuses".
Je ne crois pas que depuis que les filles font aussi des enterrements de vie de jeune fille, c'est récent quand pendant longtemps il n'a existé que les enterrements de vie de garçon comme passage obligé, et se trémousseront devant des mecs qui se désapent en poussant des sortes de cris d'hystérie, qu'on s'approchera de l'égalité homme-femme.
Je ne trouve d'ailleurs toujours pas ce mot d'égalité approprié, mais je ne parviens pas encore à trouver le bon mot. Alors chaque fois je me demande si je suis anti-féministe et je ne le pense pas. Je compte aussi toute les grandes femmes qui ont fait de grandes choses. Et d'ailleurs à la tête de la révolution écologique que demande la jeunesse, c'est une jeune fille qui l'est. Des influenceuses il y en a plus d'une et pas seulement pour la mode.

C'est à deux que ça marche pourtant le mieux

Pour moi tant qu'on ne reconnaîtra pas la différence on n'ira pas loin. Morphologies différentes, cerveaux différents, ça fait déjà beaucoup. Et si on ne les reconnaît pas pour moi on mouline dans le vide. Et chacun demandera à l'autre de l'autre sexe des choses qu'il ne pourra pas donner. Souvent parce qu'il ne peut pas plus que parce qu'il ne veut pas.
Combien de casseuses parmi les casseurs ? Et je ne suis pas sûre de vouloir une égalité à ce niveau-là aussi.
Egalité des droits ça ne fait pas de doute, quand en même temps pour moi quelque chose ne change pas ou avance seulement à pas lents, du fait des hommes ET des femmes. On est aussi loin de ça que de notre devise française "Liberté-Egalité-Fraternité" pourtant mise aux principaux frontons et des écoles en particulier, et me fait plutôt sourire. Et dont les Gilets Jaunes entre autre mesurent l'ironie. J'ai le sentiment qu'on ne réfléchit pas dans les bons termes.